Par Christian PLAGNARD

Marc, 14, 12-16 et 22-26

            Le banquet céleste pour la multitude,

Sœurs et frères, il a été dit qu’un jour, il n’y aura plus besoin de soleil, car le Christ par sa présence au Saint-Sacrement sera la lumière du monde. Et lorsque nous allons devant le Saint-Sacrement, nous sommes plongés dans cette lumière. Jésus nous dit en Jean 8, 12 : « Je suis la lumière du monde ». Le Saint-Sacrement est Jésus, et quand nous cheminons en sa présence, un des effets est que sa lumière resplendisse dans nos criantes, nos peurs, nos angoisses, les blessures difficiles à cicatriser.

La lumineuse Fête du Saint-Sacrement nous invite au don de la personne du Fils pour toute l’humanité, ce don qui se donne à chaque fois que nous faisons mémorial de Lui, le Christ, qui se donne par les signes du pain et du vin consacrés, présent parmi nous d’une manière précieuse, unique, et intime, c’est déjà goûter à un peu de la joie de la résurrection, le Christ s’offre par le pain et par le vin, pour que nous devenions à notre tour le corps vivant de son Église à travers le monde…

Notre Église a choisi pour notre méditation dominicale, trois lectures bibliques, essayons de les parcourir.

 

Dans la première lecture Dieu nous parle dans le livre de l’Exode ; un des livres sacrés de la première Alliance, comment Dieu, parle à Moïse de son projet d’union pour l’humanité, et il lui demande de vérifier si le peuple est prêt à accepter son amour paternel, le Père est toujours prêt à l’accueillir, à le protéger et le délivrer.

Imaginer vous Moïse, rapportant de la montagne les paroles de vie, les commandements du Seigneur, aux hommes rassemblés au pied du Mont Sinaï, et le peuple reçoit cela comme une bénédiction et répondit, « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »

 

Dans la deuxième lecture de la lettre aux (Hébreux 9, 11-15), on nous parle de la puissance de la grandeur royale, divine, du sacerdoce du Christ, notre guide c’est le Christ, Prêtre, médiateur de l’alliance nouvelle avec Dieu, poussé par l’Esprit éternel.

Le Christ se donne en sacrifice de l’intérieur à Dieu par le sang nouveau et « Son sang purifiera » car seul le « sang de Jésus Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7) .

Les manquements vécus par nos ainés, pour leurs péchés sont extérieurs au corps, aujourd’hui cette humanité traîne les pieds à dénoncer les péchés d’Israël, et trop de sang est versé par haine. Et pourtant la Loi dit : « Tu ne convoiteras pas les biens d’autrui ». Mais par le don de Son corps, et de Son sang, le Christ est devenu le médiateur d’une alliance nouvelle avec Dieu.

 

L’évangile de saint Marc, au chapitre 14, est orienté vers l’Eucharistie du repas pascal. Jésus envoie deux disciples en ville pour y rencontrer un homme portant une cruche d’eau. Il leur dit de le suivre et de demander au propriétaire une salle, afin de lui préparer un repas.

Ici, dans ces versets, Jésus transforme la pâque Juive en utilisant les prières de bénédiction habituelles, en ajoutant des paroles nouvelles au moment où il partageait le pain et le vin avec ses disciples.

«Prenez, ceci est mon corps, ceci est mon sang, le sang de l’alliance répandue pour la multitude.»

Quelle est l’importance de l’eucharistie pour chacun de nous ?

Si je ne communie pas, ou puis-je trouver ma nourriture intérieure ?

Est-il juste de priver les fidèles de pain eucharistique, ou la faim règne si cruellement ?

Après le départ des apôtres, Jésus dit « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mt 14,16)

En tirons-nous vraiment toutes les conséquences, pour nous-mêmes personnellement comme pour notre Eglise ?

Jésus vient nous nourrir de son humanité, de ce qu’il est, de ce qu’il vit, pour que nous lui ressemblions, que nous puissions communier à sa manière de vivre et d’aimer et de prier son Père.

 

Frères et sœurs dans le Christ Jésus, après avoir cheminés dans les trois lectures, que pouvons nous retenir de ce dimanche, pour vivre tout au long de cette semaine du Saint-Sacrement, dans nos vies de fils de Dieu?

En ce jour, Dieu veut cohabiter avec nous tous, chacun de nous est membre de son Église, de son Fils, le pain et le vin c’est un mystère de foi, « Il est grand, le mystère de la foi. »

Cette proclamation est dite par le prêtre au cours de la messe, tout de suite après le récit de l’Institution. Elle situe bien la grandeur du sacrifice eucharistique, c’est le don de sa présence, pour tous.

À travers la Sainte Messe, Jésus désire que nous célébrions le repas de Sa Pâque nouvelle. Jésus au désir de s’offrir à l’humanité… Ensemble communions à son amour, présence éternelle au cœur du Tabernacle, réserve distribuée au malade pour l’adorer, banquet céleste pour la multitude.

Le Saint-Sacrement, c’est le sommet de notre vie, Alain, Stéphanie, Georges, quand Jésus s’offre à vous, recevez le, vivez cet instant d’action de grâce suprême du Père, (       ) le Saint-Sacrement du corps et du sang du Christ est le don le plus précieux que Dieu ait laissé à notre humanité, et au cours de cette sainte messe, sœurs et frères, demandons à Jésus, à son Père et à l’Esprit Saint éternel, la force, et les grâces nécessaires de croire et de vivre l’Eucharistie en chemin de vie, en chemin pour le mont des Oliviers.

Amen