Par Vincent FEROLDI

Télécharger le Kaléidoscope n°137 de février 2022

Ce numéro de KALEIDOSCOPE témoigne de la vitalité d’une ville et d’une paroisse. De multiples domaines sont concernés : la culture, la famille, l’Eglise, le monde des jeunes, les enfants, l’art, le Synode, les grands moments de la vie humaine…

Il y a des moments de joie et de tristesse, des événements sociétaux de première importance, des souffrances intrafamiliales dévoilées, des appels signifiés, des mises en route dynamisantes…

Il y a de quoi se réjouir et rendre grâce, surtout si l’espérance habite notre cœur et si les uns et les autres se rejoignent pour imaginer un avenir aimant et construire le monde de demain.

Nous le voyons : ce défi n’est pas simple et beaucoup l’estiment voué à l’échec.

Il est vrai que la pré-campagne des élections présidentielles semble parfois plus tenir du champ de foire que d’une mise en perspective de projets de société au service du bien commun et de la Maison commune.

Par ailleurs, du côté paroissial, tous, nous savons que nous sommes dans un temps intermédiaire dans l’attente que le diocèse envoie de nouvelles forces pastorales pour accompagner la vie d’une communauté aux multiples visages. Ceux et celles qui sont déjà présentes ont à réfléchir sur comment se réengager en fonction des possibilités et surtout des compétences et charismes.

Mais une première étape est en train de s’achever, à savoir un état des lieux dans sa composante immobilière, en particulier à Parilly sur le site du Christ-Roi.

Le printemps devrait permettre d’inaugurer une deuxième étape, à savoir une réflexion partagée par le plus grand nombre sur quel avenir souhaitons-nous pour la paroisse Saint-Benoît dans une ville où les deux quartiers que sont Terraillon et Parilly vivent une forte mutation.

Pour contribuer à cette réflexion, plusieurs dizaines se sont engagés dans la dynamique synodale et commencent à échanger, partager, rêver, suggérer, souhaiter, demander… Cela est plus qu’heureux. C’est indispensable. Surtout si cela se vit à l’écoute des paroles du Christ.

En mars commencera ce temps du Carême. Il n’a de sens que comme une préparation des cœurs et des communautés à accueillir le mystère pascal et l’invitation du Christ à Le suivre dans la confiance, l’humilité et la joie. En effet, nos limites, nos insuffisances, notre péché ne nous enchaînent pas car la force de l’Esprit et le pardon du Seigneur nous relèvent et nous emmènent sur des routes de fraternité, d’hospitalité et de solidarité.

Le nombre d’enfants se préparant à la première communion, la diversité des bébés, enfants, jeunes et adultes se préparant à recevoir le baptême, la joie des couples demandant à célébrer devant Dieu leur mariage, le nombre de jeunes participants aux temps forts proposés par la pastorale des jeunes et le mouvement scout, sont autant de signes que le Royaume de Dieu est en marche et que la vie telle que Dieu l’aime est au cœur de nos existences.

Alors abordons dans quelques jours le temps du Carême, non pas dans la tristesse ni le découragement, mais dans la joie d’être invités en Eglise à mettre au cœur de nos vies l’écoute de la Parole de Dieu, la prière personnelle et communautaire, le partage avec les plus démunis et la fraternité vécue au quotidien.

Le Christ nous attend au coin de notre rue, à la porte de nos immeubles et maisons, au milieu de nos familles et de nos amis… Ne le manquons pas !