par Eric de NATTES

« Frères et sœurs, chers amis, des événements terribles viennent à
nouveau de se produire et qui affectent toute la communauté catholique.
Notre prière va aux victimes venues dans ce sanctuaire portant le nom de
la Mère du Seigneur pour se recueillir, être en paix, rencontrer le Dieu
de la vie. Et voilà qu’ils ont croisé sur leur chemin la violence
aveugle, lâche, s’attaquant à tous et n’importe qui. Notre tristesse est
immense, notre colère peut être grande aussi.
Tout cela arrive alors que nous nous apprêtons à célébrer la Toussaint
(fête maintenue avant le confinement et l’interdiction de célébrer les
messes dès le 2 novembre inclus), à entendre à nouveau le message
universel des Béatitudes : heureux les doux, les artisans de paix, les
pauvres de cœur, mais aussi celles et ceux qui seront persécutés à
cause de Moi. Ces paroles nous brûlent en cet instant. Je prie pour que
nos pas restent fidèlement dans ceux de Jésus qui nous a dit et redit de
ne pas avoir peur et de consentir au chemin pascal. Oui, les paroles des
Béatitudes sont celles de la vie, de la vie véritable. Les paroles de
haine sont déjà celles de la mort définitive qui approche. Les paroles
qui ont le pouvoir de tuer l’esprit.

Le confinement va à nouveau affecter toute notre vie de relations :
familiales, amicales, professionnelles, associatives et communautaires.
Comme je vous l’ai dit, les messes de Toussaint sont maintenues, mais la
célébration du 2 novembre, pour les défunts, est annulée. Nous ne
pourrons plus ensuite en célébrer, ni de baptêmes, ni de mariages.
Seules les funérailles seront maintenues.
Nous allons nous organiser pour permettre à chacun de pouvoir prier en
lien avec la communauté les dimanches. Nous essaierons de maintenir les
liens d’amitié, de prière.
Je sais que le Seigneur a toujours été auprès des malades, des exclus,
de celles et ceux qui avaient besoin d’être libérés. J’ai foi, et je
crois que son Esprit travaille au cœur de la détresse. Que dans toutes
les puissances de mort qui semblent être à l’œuvre dans notre temps,
une renaissance est possible. Il nous faut être croyants.

Je vous dis ma fraternelle amitié,
À très bientôt pour célébrer la Toussaint. »