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Messe Qui Prend Son Temps

du samedi 7 décembre 2019 à l’église Notre-Dame de Lourdes

Homélie dialoguée :

Thèmes :

Je m’inspire de la fresque avec trois moments importants :

1°) Tout part d’un événement : Crucifixion, le tombeau vide. Une personne : Jésus.

1°) La Foi : pour Irénée.

. Pas d’abord une doctrine, une sagesse philosophique. Lutte d’Iréne contre les « Gnostiques ». Tournant du IIème siècle, des lettrés commencent à se convertir. Des personnes pétries de culture philosophique. Habituées aux doctrines. Beaucoup aussi de religions à « Mystères » (religions où il faut être initié par des enseignements et de rites réservés à des disciples choisis. Mais en Christianisme : on est initié à la vie avec le Christ Jésus). On cherche alors dans la vie et les enseignements de Jésus, une doctrine secrète, une doctrine à comprendre par-delà ce qui est montré aux « simples ». De nombreux évangiles dits « gnostiques » vont alors sortir (Marie-Madeleine, Judas…). Il y a aussi un mépris du corps : refus de cet événement comme Incarnation de la Parole de Vie.

. Foi = un événement : Jésus de Nazareth, Irruption de Dieu dans le monde des hommes. Comme tout événement, on pourrait dire qu’il est à la fois attendu, désiré, prophétisé, et pourtant il est déconcertant lorsqu’il survient. Il fait exploser les cadres dans lesquels on le pensait. Messianisme temporel, royal, qui vole en éclat. Alors comment le dire ? À travers le récit, mais le récit compris à la lumière du chemin pascal de Jésus : passion, mort, résurrection. Selon les évangélistes, les mots pour dire ce qu’ils ont compris de cet homme durant leur compagnonnage seront différents. Irénée sera très proche de la tradition johannique. Le Verbe de Vie (la voix de la Vie elle-même), Ce Verbe qui est Dieu, cette Parole a pris chair au milieu des hommes. Catéchèse de Jean : Dieu, nul oeil ne l’a jamais vu… mais en Jésus…

Croire = avoir mis sa confiance en une personne. Relation vivante à quelqu’un.

 

  • Voir le début de la fresque : le tombeau vide ! La référence à la Parole tout au long de la fresque, toujours portée par une personne, incarnée.

 

2°) Moment : la longue série des personnages avec leurs voyages.

 

1ère question : Qu’est-ce que la foi pour moi ? Avoir foi ? Quand je dis : « j’ai la foi, je n’ai pas la foi, j’ai perdu la foi », à quoi je fais allusion ? Est-ce que la foi est une relation ? Une confiance mise en quelqu’un ? Est-ce que cette relation éclaire ma vie ? Lui donne du sens ? Met de l’exigence dans ma vie ? Cette relation passe-t-elle par des hauts et des bas ? Y a-t-il eu des interruptions ? Des moments de vide ? Mais aussi des moments heureux ? La voix, la parole dans cette relation = les Évangiles ?

 

2°) Témoigner d’un événement : la transmission, la tradition = chacun essaie de trouver les mots pour en donner sa vision, à partir de données historiques. Ce sont les Évangiles et c’est pour cela que nous en avons 4 = des personnes vivantes. Jésus lui-même, est la Parole de Vie : Voir la fresque : de l’événement initial se répand la Nouvelle, de bouche à oreille. Incarnation. Voir quelques témoins… Reprendre ici l’image du prophète Isaïe sur le rameau issu de la souche de Jessé :

. Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. L’image me plait. Qui n’a pas vu un arbre coupé dont on pense que c’est fini pour lui. Et pourtant, le printemps venu, voilà que des rejets reprennent, que la vie était encore dans cette souche toute dure.

Quand je vois mon Église prise dans une tempête qui semble sans fin et qui révèle tellement d’obscurité. Ne me fait-elle pas penser à un arbre dont les feuilles disparaissent une à une, dont les branches se brisent ? Certains de ses membres, par leur dureté, leur résistance à tout appel qui vient du coeur pour changer de ton et d’attitude ne me fait-elle pas penser à une souche indéracinable mais qui semble stérile ? La cognée était à la racine et voilà que le travail du bûcheron a commencé. Car c’est bien à la racine qu’il faut aller et non se contenter de tailler quelques branches.

Je pense alors au rameau qui est sorti de la souche de Jessé. Improbable, inattendu. Religion du Temple sclérosée avec des prêtres bien compromis avec le pouvoir en place, soucieux de leur pouvoir, de la rentabilité de leur Temple. Des Pharisiens soucieux d’une obéissance à la loi qui devient étouffante et rejette les mal-pratiquants hors de tout salut. Des Zélotes qui pensent pouvoir se mesurer avec la puissance militaire de Rome et qui conduiront à l’anéantissement de l’État d’Israël par leur révolte. Une attente messianique fébrile. Forcément, l’homme providentiel va venir et tout régler !

Jésus : le rameau. Avec les qualificatifs : ne jugera (il vaudrait mieux dire : fera justice) pas sur l’apparence ; ne se prononcera pas sur des rumeurs ; se prononcera en faveur des humbles.

  • Voir ici l’histoire que montre la fresque : L’événement Jésus ; les premiers témoins : Marie et Jean aux pieds de la Croix ; les femmes, Jean et Pierre au tombeau ; Jean avec son évangile derrière Polycarpe ; Pothin devant lui et le bateau signifiant le départ en mission ; les martyrs de Lyon = Blandine, Pothin etc Irénée avec la Parole en main… jusqu’à l’Abbé Pierre…

Ensuite, la poignée d’hommes et de femmes qui va relayer le message évangélique. Le transmettre.

Un rameau : Irénée, venu du Proche-Orient. Qui va pousser jusqu’en Occident, à Lyon. Profitant des routes commerciales et de la stabilité de l’Empire Romain avec la sûreté des routes.

Et voir comment des personnes ont incarné cette parole dans leur vie : Abbé Pierre etc

Et nous : Témoignage avec ma mère !

2ème question : Faire mémoire des personnes vivantes par lesquelles ma foi s’est constituée. Qui a pu être pour moi vecteur de la confiance en Jésus, d’une foi vivante en lui, dans sa parole, ses actions ?

3°) Création maintenant, aujourd’hui : d’où le mouvement de la fresque : on part de l’événement initial et l’on va vers le terme : création réconciliée, achevée (Reprendre le prophète Isaïe : sur les couples réconciliés, avec l’homme, fragile (l’enfant !) au coeur de la création et non à part. Nous en faisons partie.

Jésus récapitule l’humanité – La création tout-entière !

  • Comment Jésus entraîne toute l’histoire humaine vers la vie.

 

3ème question : Est-ce que j’ai conscience d’être une création en devenir ?