>> Téléchargez le Kaléidoscope n°106 de mars 2019

Par Amos BAMAL

Au début de ce mois de mars s’ouvre le Carême : quarante jours au désert, pour une union plus grande avec le Christ, alors qu’il monte vers sa passion. Ce temps de grâce nous est offert pour « nous donner davantage à la prière, témoigner plus d’amour pour le prochain, retrouver la pureté du cœur et nous libérer de nos égoïsmes », disent les préfaces liturgiques.

Et les mots du psaume me reviennent : « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi » (Ps 62,2). Cette soif est appelée à prendre en nous toute la place, pour que nous puissions goûter de façon neuve la Parole de Dieu. Le mercredi des Cendres rappelle l’invitation de Jésus à l’aumône, à la prière et au jeûne. Et si nous les inscrivions dans notre vie dans cet ordre ? Ouverture au partage, prière et intimité avec Dieu et expérience de la sobriété qui rend libre et plus attentif aux autres et à Dieu, dans notre corps, dans notre façon d’utiliser les biens, dans la gestion de notre temps… Sur le chemin de Pâques, la place de Dieu est appelée à croître dans notre vie. Ainsi, notre écoute de Dieu et des autres sera autre, notre cœur plus libre et probablement plus joyeux. Le Carême est « le moment favorable » (2 Co 6,2) pour renouveler notre relation à Dieu, notre proximité du Christ.

Finalement, notre préoccupation doit être de RENAÎTRE. Renaître, c’est-à-dire raviver la vie divine reçue lors de notre baptême en éloignant l’horizon du péché en nos vies et en laissant à l’Esprit la possibilité de nous convertir, d’éliminer le désir du mal en nous et de faire de nous des témoins.

Fructueux Carême à tous !